Le PSG a gagné la Ligue des Champions. Tout le pays fait la fête. Et toi tu vas payer.
Pas demain. Pas dans un an. Mais tu vas payer. Si le résultat avait été inverse, tu aurais payé quand même. Le score change la couleur des confettis, pas la facture.
Je n'aime pas le foot. Le résultat je m'en bats les steaks d'une force. Mais le mécanisme, lui, je le regarde.
Le penalty — mérité ou pas, on s'en fout — a probablement décidé du match. Sans ça, le PSG ne gagnait probablement pas. Mais peu importe. Ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est l'addition.
Première facture : les casseurs
Rien n'a été fait pour les arrêter. Ce matin sur X, les images tournent. Des voitures de travailleurs vandalisées. Pas des symboles du système. Les bagnoles des mecs qui bossent.
Tu me diras que c'est pas grand-chose. Mais ça se rajoute aux autres. L'État va devoir réparer, nettoyer, sécuriser. Il s'endette. Et dans quelques années, ça te retombe sur la gueule. Augmentation des impôts. Taxe ci, contribution ça.
À ce jeu-là, tout le monde perd. Surtout la classe moyenne. On m'a dit un jour : on ne peut pas tondre un œuf. La classe moyenne c'est l'œuf. On la tond un peu plus à chaque fois qu'il y a un bordel à financer. Si tu veux comprendre comment arrêter de te faire tondre, lis ça.
Deuxième facture : le spectacle
Ceux qui regardent paient l'addition. D'abord en temps — du temps perdu, irrécupérable, que tu ne reprendras jamais. Ensuite en argent — des centaines d'euros pour des maillots, des goodies, des places VIP.
Et si tu sais que tu es le dindon de la farce, que tu assumnes, que tu acceptes de payer pour le spectacle et que ça te va — alors OK. C'est ton choix. Personne ne te juge.
Mais faut se poser la question : où ils trouvent l'argent, ces clubs ? Qui finance ? Où il y a des biftons, il y a des tentations. Et où il y a des tentations, il y a de la corruption. Le sport de haut niveau c'est plus du sport — c'est du business avec des projecteurs.
Ceux qui paient ne sont pas sur le terrain
Ils sont dans les gradins. Ils sont au bureau le lendemain. Ils sont ceux qui regardent les casses sur leur téléphone en allant travailler. Ils sont la classe moyenne qui va payer la note des casseurs et celle des gagnants.
Le PSG a gagné. Toi tu vas payer. Le score n'y change rien. Pendant que tu regardes, les jeunes dénoncent les mêmes problèmes qu'il y a 20 ans. Rien n'a changé. Le système est verrouillé par en haut ET par en bas.